Découvrez notre playlist pour se redonner du courage !

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Avec Rock & Folk, découvrez notre playlist pour les mois de mai et juin 2016 :

Basile Farkas, vous propose aussi une sélection de six albums pour se redonner du courage !

The_Last_Shadow_Puppets_-_Everything_Youve_Come_To_Expect

The Last Shadow Puppets “Everything You’ve Come To Expect” : Huit ans après son premier album, le duo formé par Miles Kane et Alex Turner est de retour. L’intervalle semble long, mais les deux garçons avaient un emploi du temps chargé. Le premier a fait son chemin avec deux albums solo, le second continué à turbiner avec ses Arctic Monkeys, probablement le plus gros groupe anglais du moment. Ici, les deux compères retentent la recette qui avait fait leur gloire : une pop orchestrée à la sauce sixties, avec cordes, timbales et tout l’attirail grandiose, par-dessus laquelle nos deux rock stars font les crooners. Dommage que les compositions ne soient pas à la hauteur de l’écrin.

kevin-morby-singing-sawKevin Morby “Singing Saw” : Et si cet Américain vagabond était le chanteur folk le plus intéressant du moment ? Kevin Morby s’est installé depuis peu sur une montagne paumée des environs de Los Angeles. Et ce nouveau havre boisé a inspiré au jeune homme son album le plus profond à ce jour. Une troisième collection de chansons habitées, lentes (à quelques jubilatoires exceptions près) mais absolument pas ennuyeuses. Même quand il est triste, Morby chante bien, trouve les arrangements ad hoc (piano, cuivres et même scie musicale ici) et émerveille son monde. Brillant.

405ae2cfWoods “City Sun Eater In The RiverOf Light” : Groupe sous-estimé s’il en est, Woods sort toutefois ici son neuvième album. La formation new-yorkaise (dans laquelle Kevin Morby cité plus haut assurait le poste de bassiste) semble ici atteindre sa plénitude. Par le passé, le drôle de mélange de folk, psyché, rock et incursions jazzy concocté par Jeremy Earl et ses amis pouvait s’avérer bavard. “City Sun…”, plus concis et essentiel, montre que ces Américains sont avant tout de fantastiques musiciens, créatifs et passionnants sur ce disque au classicisme très estival.

thumb_31759_default_largeThe Limiñanas “Malamore” : Le groupe de Perpignan est de retour et, bonne nouvelle, ce quatrième album est aussi bon que les précédents : une succession de pastilles où, comme toujours, Lionel et Marie montrent leur sens du riff , du gimmick et de l’arrangement référencé et ludique. Avec ses bouzoukis, ses guitares fuzz et ses couplets parlés délicieux, en italien, en anglais ou en français, “Malamore” évoque tout à la fois le garage rock, le psychédélisme sixties, les bandes-son chics de John Barry et la Méditerranée.

unnamed (33)Cat’s Eyes “Treasure House” : Quand il n’enregistre pas de disques avec ses Horrors, Faris Badwan aime se consacrer à sa vie de couple. Avec sa mie, Rachel Zeffi ra, le garçon a fondé un groupe : Cat’s Eyes. Un duo qu’on considérait jusqu’ici comme un peu inconsistant, car trop atmosphérique. Ce nouvel album montre que les amoureux ont aussi un sacré talent pop, notamment un don étincelant pour les morceaux évocateurs des girls groups, évidemment chantés par Zeffi ra. Joli coup.

pauwPauw “Macrocosm Microcosm” : C’est heureux, le rock psychédélique a la frite et se régénère. Ici encore, un très jeune groupe, hollandais, s’interpose avec un premier album planant et parfois fascinant. Nés dans la seconde moitié des années 90,ces quatre chevelus révèlent leur savoir-faire faramineux, fait de grooves hypnotiques, d’arrangement de claviers rêveurs et de trouvailles de productions très kosmisch. Le tout sans oublier ’écrire des morceaux aux mélodies mémorisables, tels les excellents Intends, Today NeverEnds ou Glare.